Russie: L’avenir de Nord Stream 1 dépendra de la demande et des sanctions, selon le ministère
14.07.2022 16:10
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré jeudi que l’approvisionnement vers l’Allemagne via le gazoduc Nord Stream 1 dépendrait de la demande européenne de gaz et des sanctions occidentales contre la Ru
MOSCOU (Reuters) – La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré jeudi que l’approvisionnement vers l’Allemagne via le gazoduc Nord Stream 1 dépendrait de la demande européenne de gaz et des sanctions occidentales contre la Russie.
Le gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne fait l’objet d’une maintenance annuelle jusqu’au 21 juillet, mais les gouvernements européens craignent de voir Moscou prolonger cette opération afin de restreindre l’approvisionnement en gaz de l’Europe, ce qui perturberait les plans de stockage pour l’hiver.
Le géant gazier russe Gazprom, contrôlé par l’Etat, a indiqué mercredi qu’il ne pouvait pas garantir le fonctionnement sûr d’une partie critique de Nord Stream 1 en raison de doutes sur le retour d’une turbine du Canada, qui lui a imposé des sanctions.
Le Canada a affirmé ce week-end avoir délivré un permis autorisant le retour de la turbine destinée à la station russe de compression de Portovaya qui fait partie de Nord Stream 1.
« En ce qui concerne le fonctionnement du gazoduc à l’avenir, beaucoup dépendra de nos partenaires en termes de demande de gaz et de sanctions illégitimes, comme cela s’est produit avec les turbines au Canada », a fait savoir Maria Zakharova.
La maintenance du gazoduc a été convenue à l’avance avec les consommateurs, a-t-elle ajouté.
La Russie accuse l’Occident de mener une guerre économique contre elle en soutenant l’Ukraine, mais insiste sur le fait qu’elle reste un fournisseur d’énergie fiable.
L’Occident a reproché à la Russie, un exportateur majeur de pétrole et de gaz, de recourir davantage à l’énergie comme arme géopolitique depuis son invasion de l’Ukraine le 24 février.
Le mois dernier, la Russie a réduit les flux de gaz à 40% de la capacité totale de Nord Stream 1, invoquant le retour tardif de la turbine.
(Reportage Reuters; version française Dagmarah Mackos, édité par Kate Entringer)