Wall Street en ordre dispersé, les craintes d’une récession pèsent
06.04.2023 01:03
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© Reuters. Photo du logo de la Bourse de New York (NYSE) visible sur une porte après la clôture des marchés à New York. /Photo prise le 18 mars 2020 à New York, États-Unis/REUTERS/Lucas Jackson
par Noel Randewich et Ankika Biswas
(Reuters) – La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mercredi, seul le enregistrant une hausse, alors qu’une série de données économiques décevantes ont alimenté les inquiétudes sur une possible récession de l’économie américaine provoquée par la campagne agressive de hausse des taux menée par la Réserve fédérale (Fed) pour lutter contre l’inflation.
L’indice Dow Jones a gagné 0,24% à 33.482,72 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 0,25% à 4.090,38 points.
Le a reculé de son côté de 1,07% à 11.996,86 points.
Un rapport sur l’emploi aux Etats-Unis publié dans la journée montre que les entreprises privées ont recruté bien moins d’employés qu’attendu en mars, des données ayant renforcé les craintes d’une récession, alors qu’une enquête parue mardi avait indiqué un recul des offres d’emploi en février à un plus bas de près de deux ans.
Par ailleurs, l’activité du secteur américain des services a ralenti plus qu’anticipé le mois dernier, selon d’autres données communiquées mercredi. Cela s’ajoute au déclin des nouvelles commandes à l’industrie et à la faiblesse de l’activité du secteur manufacturier, mis en exergue par des enquêtes dévoilées plus tôt cette semaine.
Wall Street a opéré un virage face aux signes d’un ralentissement économique, d’abord salués par les investisseurs car considérés comme à même de convaincre la Fed qu’elle pouvait assouplir sa politique monétaire, avant de les inquiéter, désormais, provoquant un recul des principaux indices.
« Peut-être avons-nous effectué une transition, de ‘mauvaise nouvelle est égale à une bonne nouvelle’ vers ‘une mauvaise nouvelle est une mauvaise nouvelle' », a commenté Jay Hatfield, directeur d’InfraCap, à New York. « La peur d’une récession est le thème dominant », a-t-il dit.
Sept des onze secteurs majeurs du S&P-500 ont fini la séance dans le rouge, dont l’industrie.
Le S&P-500 a été plombé notamment par le recul de 2,1% de Nvidia (NASDAQ:) après que Google, filiale d’Alphabet (NASDAQ:), a déclaré que les super-ordinateurs qu’il utilise pour ses modèles d’intelligence artificielle sont plus rapides et plus puissants que les composants similaires fabriqués par Nvidia.
Autres valeurs en baisse, les géants technologiques dont Tesla (NASDAQ:), Amazon (NASDAQ:), Apple (NASDAQ:) et Microsoft (NASDAQ:), qui ont ainsi vu des gains récents s’effacer et ont pesé sur le Nasdaq.
Le Dow Jones a été maintenu dans le vert notamment grâce à Johnson & Johnson (NYSE:), en progression de 4,5% après avoir avancé sur un règlement à l’amiable de plaintes liées au talc.
Parmi les autres mouvements de valeurs à noter, le déclin pour une deuxième séance de rang, de 1,8%, de Caterpillar (NYSE:), considéré comme le fer de lance du secteur industriel, du fait des craintes d’un creux économique.
FedEx (NYSE:) a enregistré une hausse de 1,5% après son annonce d’une restructuration destinée à réduire ses coûts et améliorer son efficacité.
(version française Jean Terzian)
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