Une quinzaine de membres de l’Otan lancent un « bouclier anti-aérien européen »
13.10.2022 13:30
[ad_1]
© Reuters. Photo d’archives de la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, lors d’une réunion des ministres de la Défense de l’Otan au siège de l’Alliance à Bruxelles, en Belgique. /Photo prise le 12 octobre 2022/REUTERS/Yves Herman
par Sabine Siebold
BRUXELLES (Reuters) – L’Allemagne et une quinzaine d’autres pays membres de l’Otan ont signé jeudi une déclaration d’intention pour l’achat en commun de systèmes anti-aériens tels que l’Arrow 3 israélien, le Patriot américain ou l’IRIS-T allemand, afin de mieux protéger le territoire de l’Alliance contre des tirs de missiles.
« Par cette initiative, nous assumons notre responsabilité commune pour la sécurité en Europe, en regroupant nos ressources », a déclaré la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, lors d’une cérémonie de signature organisée au siège de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord à Bruxelles.
Ce programme baptisé « European Sky Shield » (bouclier anti-aérien européen) comprend, outre l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Norvège, la Lettonie, l’Estonie, la Hongrie, la Bulgarie, la Belgique, la République tchèque, la Lituanie, les Pays-Bas, la Roumanie et la Slovénie, soit près de la moitié des pays membres de l’Alliance. La Finlande, qui a signé en juillet le protocole d’accession à l’Otan, en fait également partie.
Les systèmes terrestres de défense anti-aérienne comme le Patriot, fabriqué par l’américain Raytheon, ou le plus récent IRIS-T, de l’allemand Diehl, restent peu développés dans de nombreux pays occidentaux, incités à limiter leurs dépenses d’armement avec la fin de la Guerre froide, une posture remise en cause brutalement par le conflit ukrainien.
L’Ukraine réclame à ses alliés la fourniture de systèmes performants de défense anti-aérienne face aux bombardements russes, qui ont repris lundi avec une intensité sans précédent depuis le début de la guerre en février.
Le président Volodimir Zelensky a estimé jeudi lors d’une intervention par visioconférence devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe que l’Ukraine n’avait pour l’heure couvert qu’environ 10% de ses besoins en défense anti-aérienne.
« Nous allons travailler rapidement à de premiers projets en commun, l’achat en commun d’unités de Patriot est l’un d’entre eux, tout comme le système moderne IRIS-T », a précisé Christine Lambrecht.
Le gouvernement allemand a livré cette semaine le premier des quatre systèmes IRIS-T SLM qu’il a promis à l’Ukraine, mais la Bundeswehr elle-même n’a pas ce système en stock. Dans le même temps, Berlin souhaite augmenter le nombre de ses missiles Patriot.
Si les Patriot et IRIS-T sont de portée moyenne, les pays de l’initiative « European Sky Shield » discutent aussi de l’achat de systèmes de portée intermédiaire comme l’Arrow 3 fabriqué par IAI (Israel Aerospace Industries), ou de systèmes de courte portée destinés à protéger des zones réduites ou des convois militaires par exemple.
« Aucune décision n’a encore été prise mais je pense que l’Arrow 3 serait (…) un très bon système », a ajouté Christine Lambrecht. « Nous devons combler rapidement ces lacunes, nous vivons une époque dangereuse et lourde de menaces. »
(version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)
[ad_2]
Source link