Royaume-Uni: Grève des dockers de Liverpool à partir du 19 septembre
02.09.2022 20:19
Plus de 560 dockers du port de Liverpool feront grève du 19 septembre au 3 octobre pour des revendications salariales face à une inflation galopante, a annoncé vendredi le syndicat Unite. /Photo prise le 20 octobre 2021/REUTERS/Phil Noble
LONDRES (Reuters) – Plus de 560 dockers du port de Liverpool feront grève du 19 septembre au 3 octobre pour des revendications salariales face à une inflation galopante, a annoncé vendredi le syndicat Unite.
« Les travailleurs du pays en ont assez qu’on leur dise d’accepter une baisse de leurs salaires et de leur niveau de vie », a déclaré Sharon Graham, secrétaire générale d’Unite, dans un communiqué.
La grève prévue à Liverpool fait suite à un débrayage de huit jours en août à Felixstowe, le plus grand port à conteneurs de Grande-Bretagne, qui a engorgé les lignes d’approvisionnement sans toutefois provoquer de perturbations généralisées.
La grève va « gravement perturber » le transport routier et maritime à Liverpool et dans les environs, a déclaré Unite.
Une hausse salariale de 7% a été proposée aux dockers, une offre insuffisante équivalant selon eux à une « réduction de salaire » dans un contexte inflationniste. Ils affirment également que la Mersey Docks and Harbour Company (MDHC) n’a pas respecté l’accord salarial de 2021.
La société mère de MDHC, Peel Ports, a déclaré qu’elle avait proposé une offre salariale de 8,3% en plus de l’augmentation de 4,5% de l’année dernière et d’autres améliorations concernant les conditions de travail, les indemnités de maladie et les pensions de retraite.
« Notre offre salariale est bien supérieure à la moyenne nationale (…) compte tenu de la stagnation du marché des conteneurs, des pressions économiques mondiales, du conflit en Ukraine et des perturbations du transport maritime mondial », a déclaré David Huck, directeur d’exploitation de Peel Ports, dans un communiqué.
(Reportage Sachin Ravikumar et Jonathan Saul; version française Alizée Degorce, édité par Sophie Louet)