Règles de la SEC, le yen glisse, Apple entre dans la BNPL – Ce qui fait bouger les marchés ce mardi
07.06.2022 15:01
Par Geoffrey Smith
Investing.com — La Securities and Exchanges Commission des États-Unis s’apprête à apprivoiser le modèle commercial du « paiement du flux d’ordres ». Le yen atteint son plus bas niveau en 20 ans alors que les marchés s’inquiètent de sa stratégie de plafonnement des rendements. Une hausse des taux australiens remet l’accent sur l’inflation et les taux d’intérêt, ce qui affecte le sentiment envers les actifs à risque. Apple est sur le point de se lancer dans le marché du « acheter maintenant payer plus tard ». Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’accroche au pouvoir après avoir été blessé par un vote de défiance, et le pétrole dérive avant les données sur les stocks américains. Voici ce qu’il faut savoir sur les marchés financiers ce mardi 7 juin.
1. La SEC s’attaque au PFOF
La Securities and Exchanges Commission (SEC) est en train d’élaborer des plans visant à renforcer la concurrence pour l’exécution des ordres des investisseurs, ce qui aurait des conséquences importantes pour le secteur du courtage.
Citant des personnes au fait des projets de la SEC, le Wall Street Journal a rapporté que cette mesure bouleverserait le modèle commercial adopté par des sociétés comme Robinhood (NASDAQ:HOOD), qui acheminent systématiquement les ordres de leurs clients par l’intermédiaire de partenaires spécifiques en échange de commissions.
Ce modèle a fait l’objet d’un examen approfondi l’année dernière, après que le fonds spéculatif Citadel ait été soupçonné d’avoir fait pression sur Robinhood pour qu’il suspende les transactions sur les « actions mèmes ». Citadel a démenti ces allégations.
La décision a été largement anticipée et a contribué à un long déclin des actions telles que Robinhood, qui a perdu plus de 75 % de sa valeur depuis sa cotation l’année dernière. Le président de la SEC, Gary Gensler, devrait présenter les changements qu’il propose dans un discours mercredi.
2. Le yen atteint son plus bas niveau en 20 ans alors que les spreads s’élargissent ; la RBA augmente son taux de 50 points de base ; les enchères américaines 3Y sont attendues
Le yen est tombé à son plus bas niveau en 20 ans, la hausse d’un demi-point des taux d’intérêt en Australie ayant souligné la différence entre les banques centrales qui resserrent leur politique monétaire et celles qui ne le font pas.
La dernière hausse des rendements des obligations américains, qui ont atteint leur plus haut niveau en quatre semaines après que les prix du pétrole et du gaz naturel ont alimenté les craintes d’inflation lundi, a également pesé sur le yen. Le Trésor doit vendre plus tard des obligations à trois ans.
Les investisseurs en obligations américaines deviennent plus prudents avant la publication des données de mai sur l’inflation des prix à la consommation, vendredi, dans le contexte d’un rapport sur le marché du travail qui a montré une forte dynamique sur le marché de l’emploi le mois dernier.
3. Les actions devraient ouvrir à la baisse ; Apple entre dans BNPL
Les marchés boursiers américains devraient ouvrir en baisse plus tard, abandonnant les modestes gains de lundi, mais restant essentiellement dans une fourchette alors que la publication de l’indice IPC se profile à l’horizon.
Vers 13h15, les Dow Jones futures étaient en baisse de 161 points, soit 0,5%, tandis que les S&P 500 futures étaient en baisse de 0,6% et les Nasdaq 100 futures en baisse de 0,8%.
Apple (NASDAQ:AAPL) devrait attirer le plus d’attention dans les premiers échanges après avoir dévoilé une refonte de son produit MacBook Air en fin de journée lundi. L’entreprise a également annoncé son entrée dans le secteur du Acheter Maintenant Payer Plus Tard, réduisant ainsi de 5,5 % la valeur de son rival Affirm. L’action Affirm a encore baissé de 2% dans les échanges de pré-marché.
J.M. Smucker et G-III Apparel sont en tête d’une liste de résultats réduite, tandis que les données commerciales de mai, à 14h30, donneront un aperçu de la vitesse à laquelle les entreprises réduisent leurs plans d’inventaire.
4. Johnson, blessé, continue de se battre
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis de continuer à se battre après avoir essuyé un vote de défiance des législateurs de son parti par une marge relativement étroite.
Plus de 40 % des députés conservateurs ont voté en faveur de la motion, qui faisait suite à un rapport accablant sur les fêtes illégales organisées au 10 Downing Street alors que le reste du pays observait un strict confinement de COVID.
C’est une rébellion plus importante que celle qui a finalement contraint Theresa May, le prédécesseur de Johnson, à quitter le pouvoir.
La livre a réagi stoïquement à un résultat qui promet d’ouvrir une période prolongée de dérive dans la politique britannique, alors que Johnson, blessé, cherche désespérément des politiques pour rétablir sa réputation. Une défaite à l’une ou l’autre des deux élections partielles prévues dans les prochaines semaines pourrait faire échouer ces tentatives.
5. Le pétrole dérive avant les données de l’API
Les prix du pétrole brut ont légèrement baissé alors que le sentiment du marché est redevenu préoccupé par la demande mondiale, au cours d’une journée où les nouvelles ont peu changé le marché.
A 13h20, les contrats à terme sur le brut américain étaient en baisse de 0,2% à 118,27$ le baril, tandis que le {{8833|brent} était en baisse de 0,2% à 119,25$ le baril.
Les prix du gaz naturel, quant à eux, ont poursuivi leur course record, atteignant 9,369 dollars par mmBtu, dans un contexte de demande frénétique de gaz naturel liquéfié de la part de l’Europe pour remplir les installations de stockage du continent.
Les données hebdomadaires sur les stocks de l’American Petroleum Institute sont attendues à 22h30, comme d’habitude.