Pause en vue pour les actions européennes
05.04.2022 08:59
Les principales Bourses européennes sont attendues en petite baisse mardi à l’ouverture. Les premières indications disponibles indiquent une baisse de 0,22% pour le CAC 40 parisien, de 0,14% pour le Dax à Francfort, de 0,24% pour le FTSE à Londres et
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en petite baisse mardi à l’ouverture, les investisseurs semblant faire une pause en attendant d’en savoir plus sur ce que pourraient décider les puissances occidentales contre la Russie.
Les premières indications disponibles indiquent une baisse de 0,22% pour le CAC 40 parisien, de 0,14% pour le Dax à Francfort, de 0,24% pour le FTSE à Londres et de 0,13% pour l’EuroStoxx 50.
L’indice large européen Stoxx 600 a gagné 0,84% lundi et le CAC 40 0,70%, la progression des valeurs technologiques ayant pris le pas sur les incertitudes liées à la guerre en Ukraine.
Les pays occidentaux, qui évoquent des crimes de guerre des forces russes en Ukraine, se préparent à adopter d’autres sanctions contre Moscou, ce qui pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix des matières premières et accroître par conséquent la pression sur les banques centrales pour agir face à l’inflation.
Ce mardi, la banque centrale d’Australie a sans surprise maintenu son taux directeur à 0,1% mais a ouvert la porte à un premier relèvement de ses taux depuis plus de dix ans, en soulignant que les futures données sur l’inflation et le coût de la main-d’oeuvre seront déterminantes dans sa prise de décision.
Les opérateurs de marché surveilleront la publication dans la matinée des chiffres définitifs pour le mois de mars des indicateurs d’activité PMI des services et composite.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse, lundi, portée par les grosses capitalisations et par l’envolée de l’action Twitter (NYSE:TWTR) (+27%) dans le sillage de l’annonce d’une prise de participation de 9,2% de l’homme d’affaires Elon Musk, désormais premier actionnaire du réseau social. [.NFR]
L’indice Dow Jones a gagné 0,3% à 34.921,88 points, le S&P-500 a pris 0,81% à 4.582,64 points et le Nasdaq Composite a avancé de 1,90% à 14.532,55 points.
EN ASIE
Le Nikkei à la Bourse de Tokyo avance de 0,14% dans une séance volatile, tiraillé entre la prudence des investisseurs sur les prévisions des entreprises avec la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine d’une part et la séance positive lundi à Wall Street d’autre part.
Les marchés chinois sont fermés pour un jour férié.
TAUX
Du côté des emprunts d’Etat, les rendements des bons du Trésor américains varient peu mais le segment de la courbe de taux deux ans-dix ans reste inversée, ce qui considérée comme un indicateur fiable des risques de récession à terme et des doutes des investisseurs sur l’évolution de la conjoncture et de la politique monétaire.
Le rendement des Treasuries à dix ans s’affiche à 2,4192% et celui du deux ans à 2,4325%, ce qui permet à l’écart de rendement entre ces deux maturités de se réduire à -1,52 point de base après avoir frôlé -10 la veille.
CHANGES
L’euro est inchangé à 1,0971 dollar, proche d’un creux d’une semaine atteint la veille à 1,0959, affecté par la perspective de sanctions européennes supplémentaires contre la Russie.
L’indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert contre de grandes devises, est stable.
Le dollar australien grimpe de 0,91%, au plus haut depuis juillet 2021 contre le dollar américain, la Banque de Réserve d’Australie (RBA) ayant renoncé à son engagement d’être « patiente » en matière de resserrement de sa politique monétaire.
« Comme dans les autres pays développés, la hausse de l’inflation en Australie a surpris et va surprendre par son ampleur et son élan. La RBA veut éviter qu’une inflation élevée et potentiellement déstabilisante persiste au-delà de 2023 », a déclaré Stephen Miller, stratège chez GSFM.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont en hausse, la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou renforçant les inquiétudes sur les perturbations de l’approvisionnement tandis que les négociations sur le nucléaire iranien sont au point mort.
Le Brent gagne 1,02% à 108,63 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,06% à 104,37 dollars.
(édité par Bertrand Boucey)