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Niger: La junte dénonce des sanctions « inhumaines », ne cédera pas aux pressions

03.08.2023 08:48

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© Reuters. Les forces de sécurité nigériennes se préparent à disperser des manifestants pro-junte rassemblés devant l’ambassade de France, à Niamey, la capitale du Niger. /Photo prise le 30 juillet 2023/REUTERS/Souleymane Ag Anara

NIAMEY (Reuters) – Le général à la tête de la junte qui a pris le pouvoir la semaine dernière au Niger a dénoncé mercredi les sanctions imposées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et assuré que la junte ne céderait pas aux pressions pour rétablir le président déchu Mohamed Bazoum.

Abdourahamane Tiani a effectué ces commentaires alors même qu’une délégation de la Cédéao s’est rendue dans la journée à Niamey afin de discuter avec les commandants de l’armée nigérienne, espérant trouver une solution diplomatique avant de décider d’intervenir ou non dans le pays.

Réunis en sommet dimanche, les dirigeants de la Cédéao ont fixé alors un ultimatum d’une semaine à la junte nigérienne pour rétablir au pouvoir Mohamed Bazoum, élu démocratiquement, menaçant de recourir sinon à la force.

Ils ont aussi infligé des sanctions au Niger, décrites mercredi par Abdourahamane Tiani comme « illégales, injustes et inhumaines ».

Celui qui était le chef de la garde présidentielle de Mohamed Bazoum a déclaré que la junte rejetait les sanctions de la Cédéao dans leur ensemble et qu’elle refusait « de céder à une quelconque menace, d’où qu’elle provienne ».

« Nous refusons toute interférence dans les affaires internes du Niger », a-t-il ajouté lors d’une allocution télévisée.

Face au recul démocratique en Afrique de l’Ouest, la Cédéao a promis de ne plus tolérer de putsch, alors que trois de ses pays membres – Mali, Burkina Faso et Guinée – ont été les théâtres de coups d’Etat ces deux dernières années.

Plus tôt dans la journée, le commissaire de la Cédéao aux affaires politiques et sécuritaires a déclaré aux journalistes que l’option militaire était « la toute dernière sur la table ». « Mais nous devons nous préparer à cette éventualité », a ajouté Abdel-Fatau Musah, soulignant que le bloc devait démontrer qu’il pouvait « mordre » et pas « aboyer seulement ».

(Reportage Camillus Eboh, avec Bate Felix à Dakar; version française Jean Terzian)

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