Niger: Espoirs d’une médiation avant une éventuelle intervention de la Cédéao
08.08.2023 11:28
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© Reuters. Victoria Nuland à Nicosie, en Chypre. /Photo prise le 7 avril 2022/REUTERS/Yiannis Kourtoglou
NIAMEY (Reuters) – Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et les puissances internationales espèrent encore une possible médiation avec la junte au pouvoir au Niger avant une réunion du bloc africain jeudi qui doit discuter d’une éventuelle intervention militaire pour y rétablir la démocratie.
La Cédéao a adopté un ton très ferme face à la junte qui a pris le pouvoir au Niger le 26 juillet et qui a ignoré l’ultimatum posé par le bloc africain, visant à rétablir le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum, qui a expiré dimanche.
Le chef de la junte, Abdourahamane Tiani, qui était à la tête de la garde présidentielle de Mohamed Bazoum, a assuré qu’il ne céderait pas aux pressions.
Ce septième coup d’Etat en Afrique occidentale et centrale en trois ans a semé l’inquiétude dans la communauté internationale tant le Niger dispose d’un rôle essentiel dans le combat contre l’insurrection islamiste dans la région du Sahel.
Ses réserves en uranium et en donnent au Niger un intérêt économique et stratégique d’importance aux yeux des Etats-Unis, de l’Europe, de la Chine et de la Russie.
Les Etats-Unis, par la voie de son émissaire, Victoria Nuland, ont tenu des discussions « franches et difficiles » avec les dirigeants de la junte lundi à Niamey mais sans apporter d’avancées.
Le secrétaire d’Etat, Antony Blinken, a également affirmé mardi dans une interview à Radio France Internationale « soutenir les efforts de la Cédéao pour rétablir l’ordre constitutionnel » et ajouté que la diplomatie était le « moyen préférable pour résoudre cette situation ».
La Cédéao a mis sur la table le scénario d’une intervention militaire au Niger si le président Bazoum n’était pas réinstallé à la tête du pouvoir.
Mais une intervention du bloc africain pourrait déstabiliser encore plus cette région parmi les plus pauvres du monde.
« Le bloc comprend qu’une intervention militaire serait très coûteuse, sans aucune garantie de succès sur le long terme, et avec le risque de mener à une guerre régionale », écrit dans une note Ben Hunter, analyste spécialiste de l’Afrique chez Verisk Maplecroft, une société de conseil en stratégie.
(Rédigé par Alessandra Prentice; version française Zhifan Liu, édité par Blandine Hénault)
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