L’UE propose d’interdire les produits issus du travail forcé
14.09.2022 14:33
Des drapeaux de l’Union européenne devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles. /Photo prise le 17 juin 2022/REUTERS/Yves Herman
par Philip Blenkinsop
BRUXELLES (Reuters) – La Commission européenne a proposé mercredi une interdiction des produits issus du travail forcé, une législation qui viendrait s’ajouter aux pressions américaines existantes sur la Chine, mais qui sera probablement modifiée avant son entrée en vigueur.
L’exécutif européen ne nomme aucun pays dans sa proposition, qui met toutefois en lumière les préoccupations relatives aux droits de l’Homme, notamment dans la région chinoise du Xinjiang à l’encontre des Ouïghours.
Selon l’Organisation internationale du travail, 27,6 millions de personnes étaient victimes de travail forcé en 2021.
L’interdiction devrait s’appliquer à tous les produits, peu importe le stade de leur production ou d’exploitation, qu’ils soient issus de l’UE ou importés.
La nouvelle loi pourrait ne pas entraîner de changements majeurs dans les échanges commerciaux, mais renforcerait la pression sur les entreprises pour qu’elles surveillent leurs chaînes d’approvisionnement.
La proposition reste néanmoins sujette à des modifications de la part du Parlement européen et les gouvernements de l’UE avant son entrée en vigueur.
(Reportage Philip Blenkinsop; Version française Alizée Degorce, édité par Jean-Stéphane Brosse)