L’UE doit placer Twitter sous sa supervision, réclame un responsable allemand
22.12.2022 17:41
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© Reuters. Le député européen allemand Sven Giegold s’exprime lors d’une conférence de presse sur le lancement de l’Observatoire européen des impôts, à Bruxelles. /Photo prise le 1er juin 2021/REUTERS/François Walschaerts
par Christian Kraemer et Matthias Williams
BERLIN (Reuters) – Twitter (NYSE:) doit rejoindre les autres entreprises technologiques directement surveillées par la Commission européenne, a déclaré jeudi le secrétaire d’Etat allemand chargé de la concurrence, alertant du risque que fait peser la direction erratique du nouveau propriétaire du réseau social Elon Musk sur la liberté d’expression.
Sven Giegold fait notamment référence à la suspension abrupte de plusieurs comptes Twitter de journalistes et aux restrictions d’accès vers plusieurs liens.
Dans une lettre adressée à deux commissaires européens, Sven Giegold demande à l’Union européenne de lancer une enquête sur Twitter. La Commission doit agir pour prévenir d’un « comportement anticoncurrentiel » du réseau social américain, estime-t-il.
Twitter n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter. La Commission européenne a confirmé avoir reçu la lettre et indiqué qu’elle y répondrait en temps voulu, ajoutant qu’elle suivait de près les développements chez Twitter.
« Les conditions générales qui changent presque toutes les heures, les justifications erratiques de restrictions étendues sur les liens et le blocage de journalistes menacent la liberté de concurrence et constituent un risque pour la liberté d’expression, d’information et de la presse », a écrit Sven Giegold sur Twitter, tout en partageant sa lettre.
Mardi, Elon Musk a annoncé qu’il allait quitter son poste de directeur général de Twitter, plongé dans le chaos depuis son rachat pour 44 milliards de dollars en octobre par l’homme d’affaires, qui dirige aussi le constructeur automobile Tesla (NASDAQ:) et le groupe d’aérospatial Space X.
D’après Sven Giegold, la nouvelle réglementation de l’UE sur les marchés numériques prévoit que la Commission prenne en charge la supervision des grandes plateformes telles que Facebook (NASDAQ:) et Google (NASDAQ:).
« Cependant, Twitter n’est pas encore classé comme une plateforme numérique dominante, notamment parce que le chiffre d’affaires de l’entreprise est encore trop faible », a-t-il expliqué. « Néanmoins, Twitter exerce une grande influence sur la formation de l’opinion publique dans le monde entier et également en Europe. »
La Commission européenne a déclaré de son côté qu’elle travaillait à la mise en oeuvre rapide de la nouvelle réglementation.
« En ce qui concerne Twitter et les derniers développements : le pouvoir des grandes plateformes sur le discours public nécessite des garanties nécessaires afin que les droits fondamentaux soient effectivement protégés », a-t-elle ajouté.
Faisant écho aux remarques de Sven Giegold, la Commission a indiqué que certaines entreprises pourraient être classées comme « gardiennes » de l’information et ainsi tomber sous le coup de la nouvelle réglementation, « sur la base d’une évaluation qualitative, même si elles n’atteignent pas les seuils quantitatifs ».
(Avec la contribution de Kate Abnett, Blandine Hénault pour la version française)
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