L’Iran s’engage à coopérer avec l’AIEA sur l’uranium
05.03.2023 13:41
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© Reuters. Illustration affichant l’ombre d’un atome et le drapeau iranien en arrière-plan. /Photo réalisée le 21 juillet 2022/REUTERS/Dado Ruvic
par Francois Murphy
VIENNE (Reuters) – L’Iran s’est engagé samedi à collaborer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans l’enquête sur des particules d’uranium trouvées sur des sites non déclarés, au terme d’une visite de deux jours du directeur de l’agence onusienne, Rafael Grossi, dans le pays.
Téhéran et l’AIEA, dont le Conseil des gouverneurs se réunit à partir de lundi pour sa session trimestrielle, ont publié une déclaration commune, peu détaillée, mais qui évoque la possibilité d’une amélioration sensible de leurs relations.
Des diplomates estiment que cet engagement pourrait écarter la demande occidentale d’une nouvelle résolution forçant l’Iran à coopérer, mais le pays a cependant déjà fait des promesses similaires qui n’ont pas ou très peu abouti.
La question des particules d’uranium inexpliquées trouvées sur trois sites constitue un obstacle dans les discussions plus larges visant à relancer l’accord nucléaire de 2015, car Téhéran cherchait à mettre un terme à l’enquête de l’AIEA dans le cadre de ces négociations.
« L’Iran s’est déclaré prêt à fournir des informations supplémentaires et à permettre l’accès aux questions de garanties en suspens », indique la déclaration conjointe.
Selon un document confidentiel transmis par l’AIEA aux États membres, consulté par Reuters, Rafael Grossi « attend avec impatience (…) une mise en œuvre rapide et complète de la déclaration commune ».
L’Iran doit donner accès aux informations, aux lieux et aux personnes, a déclaré Rafael Grossi lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Vienne peu après son retour d’Iran.
L’Iran autoriserait également la réinstallation d’équipements de surveillance, mis en place dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015, mais retirés l’année dernière dans le sillage du retrait de l’accord en 2018 des États-Unis, dirigés à l’époque par Donald Trump.
Les discussions de suivi en Iran entre les responsables de l’AIEA et de l’Iran visant à régler les détails auront lieu « très, très bientôt », a précisé Rafael Grossi.
À la question de savoir si tous les équipements de surveillance seraient réinstallés, le directeur de l’AIEA a répondu par l’affirmative, mais il n’a pas précisé où ils le seraient.
(Reportage Francois Murphy ; Version française Kate Entringer)
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