L’Europe termine en baisse, inquiétudes sur la croissance
23.06.2023 20:15
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© Reuters. La Bourse de Francfort. /Photo prise le 15 juin 2023/REUTERS/
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes terminent dans le rouge vendredi une semaine difficile pour les actifs risqués, marquée par les déclarations « faucon » du président de la Réserve Fédérale américaine Jerome Powell, et des indicateurs d’activité moins bons que prévu.
À Paris, le a cédé 0,34%, à 7.163,42 points, tandis que le a abandonné 0,54% et le 0,99%, mis sous pression par la baisse de Siemens (SIX:) Energy.
L’indice a terminé la séance sur une baisse de 0,18%, tandis que le perdait 0,30% et le 0,34%. Sur la semaine, le CAC 40 est en repli de 3,05%, contre une baisse de 2,93% pour le Stoxx, le recul le plus important depuis les turbulences bancaires de mars pour chacun des deux indices.
Les déclarations de Jerome Powell et les hausses de taux de la Banque d’Angleterre et de la Banque de Norvège, qui ont surpris par leur ampleur, ont fait pression sur les actifs risqués, d’autant que les indicateurs PMI confirment les craintes de ralentissement de l’économie européenne.
La chute des actifs risqués a aussi pu être déclenchée par le positionnement des investisseurs, qui ont retiré 15,12 milliards de dollars (13,89 milliards d’euros) des fonds actions mondiaux cette semaine, contre des flux entrants de 16,04 milliards la semaine précédente.
La semaine prochaine devrait être à nouveau marquée par les déclarations des banquiers centraux, le forum annuel de la Banque centrale européenne ayant lieu du lundi au mercredi à Sintra, au Portugal.
TAUX
Les marchés obligataires européens ont été soutenus par les indicateurs PMI en dessous des attentes du marché : l’inversion de la courbe des taux allemands a atteint son plus haut depuis au moins 1992, remarquent les stratégistes de Société Générale (EPA:), à plus de 80 points de base.
« Les hausses de 50 pb de la Banque d’Angleterre et de la Banque de Norvège ont pris les marches par surprise et contribué à l’aplatissement de la courbe », ajoutent les stratégistes
Le rendement des emprunts d’Etat allemands à dix ans a chuté de 12 pb, à 2,3560%, contre une baisse de 10,1 pb pour le , à 3,1690%, tandis que le deux ans britannique clôturait à son plus haut depuis début 2008, à 5,1660% (+9,6 pb sur la séance).
Aux Etats-Unis, les rendements des Treasuries à dix ans ont reculé de 4,7 pb à 3,7521%, contre un repli de 2,9 pb à 4,7714% pour les souverains à 2 ans < US2YT=RR>.
VALEURS
Les seuls secteurs du Stoxx 600 à afficher une hausse étaient les secteurs défensifs de la santé, en hausse de 0,37%, et de la consommation non cyclique, qui a gagné 0,21%.
Siemens Energy a affiché la pire performance du Stoxx 600, en baisse de 37,34%, sa division Siemens Gamesa (BME:) étant confrontée à des problèmes de qualité qui se feront sentir pendant des années, et dont l’impact financier n’est pas encore quantifiable.
L’action SES Imagotag s’est effondrée de 58,27%, en queue du , suite à la publication jeudi d’un rapport de Gotham City Research jugeant trompeurs les comptes financiers du groupe d’étiquetage électronique.
GSK a terminé en tête du Stoxx 600 (+4,82%), le groupe pharmaceutique ayant clos un premier procès engagé aux Etats-Unis contre son médicament Zantac, accusé d’être cancérigène.
A WALL STREET
Les indices action américains ont souffert des déclarations de Jerome Powell, cette semaine, et des prises de bénéfices des investisseurs mondiaux.
A l’heure de la clôture en Europe, la Bourse de New York poursuit sa baisse amorcée en début de séance, le déclinant de 0,55%, tandis que le Standard & Poor’s 500 recule de 0,69%, et que le cède 1,17%.
CHANGES
Profitant de son statut d’actif refuge, le dollar reprend 0,52% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro recule nettement sur la séance, sous la pression d’indicateurs d’activité moins bons que prévus, à 1,0885 dollar (-0,65%).
La livre sterling termine la séance en baisse de 0,33% face au billet vert, à 1,2707 dollars.
PÉTROLE
Le pétrole s’acheminait vers une baisse sur la semaine vendredi à la clôture des Bourses européennes, les inquiétudes sur l’état de la demande prenant le pas sur les signaux indiquant que l’offre de brut reste contrainte.
Le perd 0,73% à 73,62 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 0,83%, à 68,92 dollars. A SUIVRE : [L8N38F3IU]
PAS
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
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