Les actions reculent, plombées par les craintes sur l’économie et la Fed
06.05.2022 11:20
Les principales Bourses européennes sont en baisse en début de séance vendredi. À Paris, le CAC 40 perd 1,36% à 6.281,64 points vers 07h30 GMT. À Londres, le FTSE 100 cède 0,32% et à Francfort, le Dax recule de 0,99%. /Photo d’archives/REUTERS/Suz
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont en baisse en début de séance vendredi au lendemain du plongeon de Wall Street, les investisseurs craignant que des hausses de taux de la Réserve fédérale plus importantes soient nécessaires pour maîtriser une inflation.
À Paris, le CAC 40 perd 1,36% à 6.281,64 points vers 07h30 GMT. À Londres, le FTSE 100 cède 0,32% et à Francfort, le Dax recule de 0,99%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,41%, le FTSEurofirst 300 de 0,5% et le Stoxx 600 de 1,04%.
Les indices européens ont clôturé dans le rouge jeudi après avoir pourtant ouvert en nette hausse, les investisseurs ayant été dans un premier temps rassurés par les déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, écartant la perspective de futures hausses de taux de 75 points de base.
Mais les gains se sont peu à peu effrités, l’optimisme laissant place au scepticisme sur la capacité de la banque centrale américaine à juguler l’inflation galopante sans opérer de hausse de taux de grande ampleur et sans mettre à mal la croissance de l’économie.
La Bourse de New York a fini en nette baisse jeudi, ses trois grands indices perdant de 3,12% à 5%.
Le Nasdaq a enregistré sa pire séance depuis juin 2020, finissant à un plus bas depuis novembre 2020. Le Dow Jones, pour sa part, a connu sa pire séance depuis octobre 2020.
Aux valeurs, JCDecaux (EPA:JCDX) chute de 10,98% après avoir fait état de prévisions jugées décevantes pour le deuxième trimestre.
Adidas (ETR:ADSGN) perd 5,42% après avoir abaissé ses perspectives annuelles en raison des restrictions sanitaires en Chine.
ING (AS:INGA) cède 1,89% après avoir annoncé un bénéfice net moins élevé qu’attendu au premier trimestre, intégrant une augmentation des provisions pour créances douteuses liées à son exposition à la Russie et à l’Ukraine.
(Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)