Actions

Les actions en Europe encore affectées par les craintes d’une récession

11.10.2022 14:32

[ad_1]


© Reuters. Une vue générale du Palais Brongniart, l’ancienne Bourse de Paris. /Photo prise le 6 août 2018/REUTERS/Régis Duvignau

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue de nouveau en baisse à l’ouverture et les Bourses européennes poursuivent également leur glissade à mi-séance mardi, l’appétit pour le risque étant tempéré par les craintes d’une récession alors que les investisseurs attendent fébrilement les premiers résultats trimestriels des entreprises qui pourraient être affectés par une inflation persistante.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,51% pour le , de 0,62% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,63% pour le .

À Paris, le reflue de 0,51% à 5.810,77 points vers 11h20 GMT. À Francfort, le abandonne 0,83% et à Londres, le cède 0,94%.

L’indice paneuropéen recule de 0,77%, l’ de la zone euro de 0,7% et le de 0,74%.

Alors que le Fonds monétaire international (FMI) doit publier à 13h00 GMT ses nouvelles prévisions pour l’économie mondiale, les derniers indicateurs macroéconomiques montrent qu’une récession parait désormais inévitable, d’autant que le conflit en Ukraine s’intensifie, que la Chine persiste dans sa politique de « zero-COVID » et que la crise de l’énergie est loin d’être terminée.

« Il y a un pessimisme croissant sur les marchés actuellement », écrit Craig Erlam analyste chez OANDA, faisant référence à l’évolution de la conjoncture.

Les marchés d’actions dans les pays émergents ont atteint mardi leur plus bas niveau depuis le début de la pandémie de COVID-19 en avril 2020, l’indice EM du MSCI ayant chuté pour la troisième séance d’affilée à 866,41 points. Depuis le début de l’année, il accuse un repli de près de 30%, la plus forte baisse depuis la crise financière de 2008.

Aux inquiétudes sur l’économie et les tensions géopolitiques s’ajoutent désormais les craintes sur les résultats trimestriels des entreprises dans un contexte d’inflation élevée.

« La partie la plus importante de la saison des résultats sera les prévisions des entreprises et non les bénéfices eux-mêmes », souligne Edward Park, directeur des investissements chez Brooks Macdonald Asset Management, ajoutant que les investisseurs chercheront avant tout à déterminer si le ralentissement de la croissance se confirme.

Aux Etats-Unis, où les grandes banques américaines ouvriront vendredi le bal des publications financières, les bénéfices des sociétés du S&P-500 sont attendus en hausse de seulement 4,1% sur les trois mois à septembre, contre un gain de 11,1% sur le trimestre précédent, selon les données de Refinitiv.

VALEURS EN EUROPE

Hormis la distribution (+1,05%), tous les autres grands secteurs de la cote européenne sont dans le rouge, les baisses plus importantes étant à l’actif de la chimie (-2,51%), des ressources de base (-2,11%) et l’énergie (-2,32%).

La Chine a annoncé mardi un renforcement des mesures anti-COVID-19 dans les grandes villes, ce qui pourrait peser sur la demande des matières premières.

Dans les valeurs individuelles, Sanofi (EPA:) profite de nouvelles données positives sur son traitement Dupixent pour l’oesophagite à éosinophiles chez l’enfant.

Renault (EPA:) chute de 4,99% avec le compartiment automobile (-1,59%) alors que le groupe au losange a indiqué que la cession des activités en Russie de Nissan (TYO:), son partenaire japonais, allait se traduire par un impact de 331 millions d’euros.

Ailleurs en Europe, Givaudan, le spécialiste suisse des arômes et parfum, plonge de 6,6%, la croissance de son chiffre d’affaires trimestriel étant ressortie en dessous des attentes.

TAUX

Le rendement du Gilt britannique à dix ans cède environ quatre points de base à 4,43% après la décision de la Banque d’Angleterre (BoE) d’acheter des obligations d’Etat britanniques indexées sur l’inflation, en raison, dit-elle, de « dysfonctionnements » sur ce marché.

Celui du Bund allemand de même échéance, référence pour la zone euro, avance de près de deux points à 2,33%, après avoir pris lundi 13 points.

Le rendement du BTP italien à dix ans bondit de 11,2 points de base à 4,74%, une source ayant déclaré à Reuters que le gouvernement allemand démentait l’information de l’agence Bloomberg selon laquelle Berlin soutient le projet d’une émission de dette conjointe pour faire face à la crise énergétique.

Aux Etats-Unis, où le marché obligataire était fermé lundi pour le « Columbus Day », le rendement des Treasuries à dix ans a touché un sommet de deux semaines à 4,006%, la probabilité d’un relèvement le 2 novembre de trois quarts de point des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) étant désormais de 92% contre 89% la veille.

CHANGES

Le dollar est stable (-0,08%) face à un panier de devises de référence mais reste proche de son pic de 20 ans atteint fin septembre.

L’euro, en hausse de 0,2%, se traite à 0,9719 dollar.

La livre sterling est volatile après la nouvelle intervention de la Banque d’Angleterre. La monnaie britannique gagne 0,18% à 1,1075 dollar vers 11h20 GMT après avoir touché un creux depuis le 29 septembre à 1,0999.

PÉTROLE

La crainte d’une récession et les restrictions sanitaires en Chine reprennent le dessus sur le marché pétrolier.

Le abandonne 1,99% à 94,28 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) cède 2,26% à 89,07 dollars le baril.

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

[ad_2]

Source link

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page