Léger rebond en vue en Europe
23.09.2022 08:21
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© Reuters. Le graphique de l’indice boursier allemand DAX photographié à la bourse de Francfort, en Allemagne. /Photo prise le 23 août 2022/REUTERS/Staff
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en légère hausse vendredi malgré la clôture dans le rouge de Wall Street, mais la tendance devrait rester prudente en raison d’un resserrement monétaire quasi généralisé des grandes banques centrales dans le monde alors que les perspectives économiques se dégradent.
D’après les premières indications disponibles, le à Francfort devrait gagner à l’ouverture 0,11%, le à Londres 0,24% et l’indice 0,09%.
La remontée quasi synchronisée cette semaine des taux d’intérêt par plusieurs banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine, et les multiples avertissements sur les risques de récession renforcent les incertitudes, poussant les investisseurs à se réfugier vers le dollar et le marché obligataire au détriment des actions, expliquent les analystes.
« Un assouplissement quantitatif excessif au cours de la dernière décennie va déboucher sur un resserrement excessif et le marché n’a aucun moyen d’évaluer correctement l’impact sur les cours », estime David Bahnsen, directeur des investissements chez le gestionnaire de patrimoine The Bahnsen Group.
La publication ce vendredi des PMI mensuels sur l’activité manufacturière et celle des services pourraient cependant fournir aux investisseurs de nouveaux éléments sur l’évolution de la conjoncture économique.
Le consensus Reuters table sur une nouvelle contraction en zone euro de l’indice PMI composite, qui regroupe le secteur de l’industrie manufacturière et celui des services, à 49,0 en septembre après 49,6 le mois précédent.
En Grande-Bretagne, la nouvelle Première ministre Liz Truss doit par ailleurs annoncer ce vendredi un nouveau « un plan de croissance » qui devrait apporter un soutien budgétaire supplémentaire à l’économie.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse jeudi, les valeurs technologiques et de croissance ayant souffert de la hausse des taux décidée mercredi par la Réserve fédérale américaine.
L’indice a cédé 0,35%, ou 107,1 points, à 30.076,68 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 31,94 points, soit 0,84%, à 3.757,99 points.
Le a reculé de son côté de 153,39 points (-1,37%) à 11.066,81 points.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice recule de 0,58% à 27.153,83 points et le , plus large, reflue de 0,24% à 1.916,12 points à l’approche de la clôture.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai abandonne 0,04%, tandis que le CSI 300 gagne 0,3%.
TAUX
Les rendements obligataires profitent des annonces cette semaine d’un relèvement des taux d’intérêt aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Suède, en Suisse et en Norvège entre autres.
Le rendement du deux ans allemand a touché jeudi un plus haut de plus de 11 ans à 1,897% et celui à dix ans est monté alors à un sommet depuis septembre 2013, à 1,963%.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans a gagné jusqu’à 20 points de base à 3,71%, profitant du relèvement des anticipations de taux, la Fed ayant annoncé que ses taux pourraient culminer à 4,6% en 2023.
CHANGES
Sur le marché des changes, les cambistes continuent de digérer l’annonce jeudi d’une intervention du Japon pour soutenir le yen, une première depuis 1998.
Le yen, qui est monté avant cette intervention à près de 146 pour un dollar, se traite vendredi à 142,16, en hausse de 0,13% face au billet vert.
L’euro, en repli de 0,13% à 0,9823 dollar, est pénalisé par la crise énergétique en Europe et l’évolution de la guerre en Ukraine, des référendums sur un rattachement à la Russie étant prévus ce vendredi dans les territoires ukrainiens occupés.
Le yuan chinois, tombé à 7,0964 pour un dollar, évolue proche d’un creux de plus de deux ans.
Le dollar, qui est à un sommet de 20 ans, est stable (-0,03%) face à un panier de devises de référence, grâce à son statut d’actif refuge et au rythme soutenu de la remontée des taux de la Fed.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont affectés par la vigueur du dollar et les craintes sur la demande.
Le perd 0,27% à 90,22 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,28% à 83,26 dollars le baril.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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