L’augmentation des dépenses de défense du Canada pourrait entraîner des tensions budgétaires Par Investing.com
12.07.2024 21:49
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OTTAWA – L’engagement pris par le Canada en début de semaine d’augmenter ses dépenses de défense à 2 % du PIB d’ici 2032 a été accueilli favorablement par ses alliés de l’OTAN. Le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé cette décision sous la pression des États-Unis et d’autres membres de l’Alliance. Les économistes avertissent toutefois que cette décision pourrait creuser les déficits ou nécessiter d’importantes réductions de dépenses dans d’autres domaines.
Actuellement, le Canada consacre environ 1,4 % de son PIB à la défense. Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Trudeau il y a neuf ans, les dépenses publiques ont augmenté de 75 %, principalement dans les domaines de la santé publique, des services sociaux et des salaires des fonctionnaires. Les initiatives à venir, notamment un programme de construction de logements de plusieurs milliards de dollars et un plan de soins pharmaceutiques, devraient encore grever le budget.
Le déficit du pays est passé de 550 millions de dollars canadiens à près de 40 milliards de dollars canadiens, et la dette nationale a atteint 42 % du PIB l’année dernière, contre 31,5 % en 2014-2015. Cette augmentation rapproche le Canada du dépassement des points d’ancrage budgétaires qu’il a récemment adoptés et qui sont destinés à empêcher l’escalade de la dette publique.
Pour atteindre l’objectif de 2 % de dépenses de défense d’ici 2032, il faudrait 15 à 20 milliards de dollars canadiens supplémentaires au cours des huit prochaines années, un montant qui ne peut être couvert par les seules augmentations d’impôts. Le Canada prévoit de porter les dépenses de défense à 1,76 % du PIB d’ici à 2030. À titre de comparaison, 23 des 32 pays membres de l’OTAN devraient atteindre ou dépasser l’objectif de 2 % cette année.
L’année dernière, la ministre des finances Chrystia Freeland a fixé de nouvelles limites budgétaires, notamment un plafond de déficit de 40,1 milliards de dollars canadiens et un mandat de réduction de la dette en pourcentage du PIB, dans le but de maintenir le déficit sous la barre de 1 % du PIB à partir de 2026-27. Randall Bartlett, directeur principal de l’économie canadienne au Mouvement Desjardins, a fait remarquer qu’il pourrait être difficile de respecter ces points d’ancrage budgétaires tout en augmentant les dépenses de défense.
Pour s’aligner sur les objectifs budgétaires tout en augmentant les dépenses, Mme Freeland a augmenté la part imposable des plus-values pour les riches et a appliqué des taxes à toutes les plus-values réalisées par les entreprises au début de l’année, une mesure qui a suscité des critiques de la part des investisseurs et des propriétaires d’entreprises.
Le président d’Alexander Economic Views a indiqué que pour atteindre l’objectif en matière de dépenses de défense, le gouvernement pourrait être amené à réduire ou à supprimer certains programmes, tels que les subventions aux entreprises, ou à réduire la taille de l’administration fédérale. Les subventions ont augmenté de 140 % sous Trudeau, tandis que la main-d’œuvre fédérale a augmenté de 40 %, selon les rapports de l’Institut C.D. Howe et de la Commission de la fonction publique du Canada.
Le taux de change étant actuellement de 1 dollar pour 1,3633 dollar canadien, les implications économiques de l’engagement du Canada en matière de dépenses de défense continuent de faire l’objet d’un débat parmi les experts et les décideurs politiques.
Reuters a contribué à cet article.
Cet article a été généré et traduit avec l’aide de l’IA et revu par un rédacteur. Pour plus d’informations, consultez nos T&C.
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