La Finlande va se décider rapidement sur une adhésion à l’Otan
13.04.2022 15:33
La Finlande va prendre dans les prochaines semaines une décision sur son éventuelle demande d’adhésion à l’Otan, a déclaré mercredi la Première ministre Sanna Marin lors d’une visite à Stockholm. /Photo prise le 16 mars 2022/REUTERS/John Macdougal
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STOCKHOLM (Reuters) – La Finlande va prendre dans les prochaines semaines une décision sur son éventuelle demande d’adhésion à l’Otan, a déclaré mercredi la Première ministre Sanna Marin lors d’une visite à Stockholm.
Pays neutres, la Finlande et la Suède ont remis sur la table la question d’une adhésion à l’Alliance atlantique, désormais soutenue par une majorité de leur population, depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
« Il y a des points en faveur d’une demande d’adhésion, et d’autres contre, nous devons analyser tout cela sérieusement », a déclaré Sanna Marin pendant une conférence de presse au côté de son homologue suédoise Magdalena Andersson.
« Mais je pense que le processus va être très rapide, c’est une question de semaines », a-t-elle ajouté, précisant qu’un débat à ce sujet serait organisé au Parlement finlandais dès la semaine prochaine.
La cheffe du gouvernement finlandais a dit espérer que Stockholm et Helsinki prendraient une décision similaire au sujet de l’adhésion à l’Otan et s’attendre à ce que son pays soit la cible « d’actes » russes dès le début du processus d’évaluation.
Magdalena Andersson a elle aussi souhaité une réévaluation rapide et complète de l’environnement sécuritaire de la Suède, tout en disant ne pas vouloir se précipiter pour prendre une décision sur l’adhésion à l’Otan.
« Il y a évidemment des avantages et des inconvénients à faire partie de l’Otan, comme il y a des avantages et des inconvénients dans d’autres choix en termes de sécurité », a-t-elle souligné.
« En tant que membre de l’Otan, vous bénéficiez de fait de la sécurité garantie par l’article 5 », a relevé la Première ministre suédoise en référence à la clause de défense collective de l’alliance, qui implique qu’une attaque contre un pays membre est considérée comme une attaque dirigée contre tous les alliés.
« Mais vous avez aussi des responsabilités à l’égard des autres pays », a-t-elle ajouté.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré mardi qu’une éventuelle adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Alliance atlantique ne contribuerait pas à la stabilité de l’Europe.
(Reportage Simon Johnson et Johan Ahlander à Stockholm, avec Essi Lehto à Helsinki ; version française Tangi Salaün et Myriam Rivet, édité par Bertrand Boucey)