La Corée du Sud procède à des frappes en mer après des tirs d’artillerie nord-coréens
05.01.2024 11:07
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© Reuters. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, accompagné de sa fille Kim Ju Ae, visite une usine de production de véhicules militaires. Photo publiée par l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA), prise le 5 janvier 2024/KCNA via REUTERS.
SÉOUL (Reuters) – La Corée du Nord a tiré vendredi plus de 200 obus d’artillerie en mer, près d’une frontière maritime contestée par son voisin du sud, une nouvelle escalade des tensions entre les deux pays qui a incité la Corée du Sud à répondre à son tour par des tirs.
Les tirs nord-coréens ont également conduit l’armée sud-coréenne à ordonner aux habitants de deux îles éloignées de la frontière maritime occidentale d’évacuer vers des abris anti-bombes.
Aucune victime ni aucun dégât n’a été signalé en Corée du Sud, a indiqué l’armée.
L’armée a fait preuve d’une « réponse opérationnelle écrasante », a dit le ministère sud-coréen de la Défense, précisant que les brigades de marines basées sur les îles de Yeonpyeong et Baengnyeong ont procédé à des tirs en mer en direction de la ligne de démarcation nord (NLL).
« Il s’agit d’un acte de provocation qui fait monter la tension et menace la paix dans la péninsule coréenne », a dénoncé le ministre sud-coréen de la Défense, Shin Won-sik, qui supervisait les exercices.
Selon Lee Sung-joon, un porte-parole de l’armée de Corée du Sud, les obus nord-coréens ont tous atterri du côté nord de la frontière maritime.
L’armée continue de surveiller les mouvements de la Corée du Nord le long de ses côtes avec la coopération de l’armée américaine, a-t-il ajouté aux journalistes.
EAUX DISPUTÉES
La Chine, qui est le principal allié politique de la Corée du Nord, a exhorté les deux parties à la retenue et les a invitées à reprendre le dialogue.
Yeonpyeong, qui compte un peu plus de 2.000 habitants en plus des troupes qui y sont stationnées, se trouve à environ 120 km à l’ouest de Séoul.
Cependant, estime Leif-Eric Easley, professeur d’études internationales à l’université Ewha de Séoul, il n’est pas inhabituel pour la Corée du Nord de procéder à des tirs dans la région lors des exercices d’hiver.
« Ce qui est différent cette année, c’est que (…) Kim Jong-un a publiquement désavoué la réconciliation et l’unification avec le Sud. »
Lors de la grande réunion annuelle de fin d’année du Parti du travail de Corée, la semaine dernière, le dictateur nord-coréen a déclaré que l’unification n’était pas possible et que Pyongyang changeait radicalement sa politique à l’égard du Sud, qu’il considère désormais comme un État ennemi.
Les eaux proches de la ligne de démarcation contestée ont été le théâtre de plusieurs affrontements meurtriers entre les deux parties, notamment des batailles impliquant des navires de guerre et le naufrage d’une corvette sud-coréenne en 2010, causant la mort de 46 marins.
En novembre 2010, l’armée nord-coréenne a tiré plusieurs dizaines d’obus sur l’île de Yeonpyeong, tuant deux soldats et deux civils, dans l’une des attaques les plus violentes contre son voisin depuis la fin de la guerre de Corée en 1953.
La Corée du Nord a déclaré à l’époque qu’elle avait été provoquée par des exercices de la Corée du Sud qui avait largué des obus dans ses eaux territoriales.
(Reportage osh Smith, Jack Kim, Soo-hyang Choi et Ju-min Park à Séoul, Joe Cash à Pékin; version française Camille Raynaud et Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)
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