La BCE pourrait augmenter ses taux d’un demi-point pendant un certain temps, selon De Guindos
22.12.2022 12:40
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© Reuters. Photo d’archives : Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Luis de Guindos fait une déclaration lors de la deuxième journée de la réunion informelle des ministres de l’Économie et des Finances de l’UE à Berlin, en Allemagne.
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PARIS/BERLIN (Reuters) – La Banque centrale européenne (BCE) pourrait continuer de relever ses taux d’intérêt au même rythme que la dernière hausse survenue ce mois-ci pendant « un certain temps », a déclaré le vice-président de l’institution, Luis de Guindos.
« Nous n’avons pas d’autre choix que d’agir », a-t-il dit dans une interview accordée au Monde et publiée jeudi.
« Les hausses de 50 points de base pourraient devenir la nouvelle norme à court terme », a-t-il précisé, ajoutant que « si nous ne faisions rien, la situation serait pire, car l’inflation est l’une des raisons de la récession actuelle ».
La BCE a décidé le 15 décembre de porter son principal taux, qui était encore négatif en juillet dernier, à 2%, en procédant à une nouvelle hausse de 50 points de base alors que l’inflation a atteint sur un an 10,1% en novembre en zone euro.
Olli Rehn, l’un des membres du Conseil des gouverneurs de la BCE, avait également déclaré la semaine dernière que l’institution pourrait relever ses taux d’un demi-point en février et en mars face aux pressions inflationnistes.
Sur les marchés financiers, l’indice de la finance (+0,27%) et celui des banques (+0,59%) progressent, ce dernier évoluant au plus haut depuis fin mars. Le rendement du Bund allemand à deux ans, en hausse de trois points de base, à 2,55%, est à un sommet depuis novembre 2008.
Luis de Guindos a par ailleurs jugé que les marchés sous-estiment actuellement la persistance de l’inflation. Il a également dit redouter que les marchés considèrent qu’une politique budgétaire soit incompatible avec la politique monétaire au regard de ce qui s’est passé en septembre au Royaume-Uni.
Selon lui, les « banques ont un capital solide et elles peuvent résister à un choc » économique. Il dit cependant avoir davantage de doute sur la solidité des fonds spéculatifs (hedge funds), qui disposent « d’actifs peu liquides et ont accumulé des actifs risqués ».
(Reportage Kirsti Knolle; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
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