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Italie: Draghi exige l’unité des partis pour rester au pouvoir

20.07.2022 17:11

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Le président du Conseil italien, Mario Draghi, a exigé mercredi l’unité des partis de sa coalition gouvernementale pour rester au pouvoir, laissant ainsi toujours planer la menace d’une démission. /Photo prise le 20 juillet 2022/REUTERS/Guglielmo Mang

par Giuseppe Fonte et Crispian Balmer

ROME (Reuters) – Le président du Conseil italien, Mario Draghi, a exigé mercredi l’unité des partis de sa coalition gouvernementale pour rester au pouvoir, laissant ainsi toujours planer la menace d’une démission.

Devant le Sénat, le chef du gouvernement italien, dont la démission a été refusée par le président Sergio Mattarella la semaine dernière, s’est dit prêt à conserver ses fonctions si les partis de sa coalition s’engageaient pleinement à ses côtés.

Mario Draghi a demandé aux formations participant à la coalition gouvernementale, ainsi qu’aux parlementaires, s’ils étaient prêts à renouveler leur pacte de gouvernement, comme le souhaitent les Italiens.

« La seule manière, si nous voulons rester ensemble, c’est de reconstruire ce pacte, avec courage, altruisme et crédibilité », a-t-il affirmé.

« Les partis et vous parlementaires êtes-vous prêts à reconstruire ce pacte ? », a-t-il demandé.

Les partis conservateurs au sein de la coalition ont déclaré mercredi qu’ils ne resteraient dans le gouvernement que si le Mouvement 5-Etoiles (M5S) n’en faisait pas partie.

Dans un communiqué conjoint, la Ligue et Forza Italia disent également souhaiter un important remaniement, une demande déjà rejetée par Mario Draghi.

« Le centre-droit (…) ne continuera à participer à la résolution des problèmes de l’Italie qu’avec un nouveau gouvernement, toujours dirigé par Mario Draghi, sans le Mouvement 5-Etoiles et profondément modifié », peut-on lire dans leur communiqué.

Mario Draghi doit affronter un vote de confiance dont le résultat est attendu vers 17h30 GMT.

Il dispose théoriquement d’un soutien suffisant pour conserver son poste mais il a jusqu’ici rejeté l’hypothèse d’une coalition sans le M5S, estimant que son mandat originel, lors de son arrivée au palais Chigi début 2021, se fonde sur une unité nationale rassemblant des partis de tous horizons politiques.

« Nous avons besoin d’un nouveau gouvernement dirigé par vous, le président du Conseil », a déclaré Massimiliano Romeo, chef de file de la Ligue au Sénat, ajoutant que des élections anticipées seraient l’issue inévitable d’une démission du chef du gouvernement.

L’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) a démissionné la semaine dernière après le refus du M5S, formation populiste, de le soutenir lors d’un vote de confiance.

Sergio Mattarella a rejeté sa démission et lui a demandé de s’adresser au Parlement, en espérant qu’il parvienne à un consensus permettant d’éviter des élections anticipées.

(Reportage Crispian Balmer, Giuseppe Fonte et Angelo Amante, rédigé par Keith Weir, version française Myriam Rivet et Claude Chendjou, édité par Matthieu Protard)

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