Grande-Bretagne: Des milliers d’ambulanciers en grève, la population priée d’éviter les risques
21.12.2022 13:36
[ad_1]
© Reuters. Une femme tient un drapeau Unison devant le NHS London Ambulance Service, le jour d’une grève prévue, dans le cadre d’un conflit avec le gouvernement sur les salaires, à Londres, en Grande-Bretagne. /Photo prise le 21 décembre 2022/REUTERS/Henry Nicho
par Paul Sandle et Farouq Suleiman
LONDRES (Reuters) – Des milliers d’ambulanciers en Angleterre et au Pays de Galles ont entamé mercredi un mouvement de grève pour des raisons salariales, augmentant ainsi la pression sur le service de santé public, au lendemain de la grève des infirmières, tandis que le gouvernement conseillait aux citoyens d’éviter de prendre des risques.
Pour le gouvernement britannique, cette grève « profondément regrettable » se traduira par une diminution du nombre d’ambulances sur les routes, la priorité n’étant donnée qu’aux cas les plus urgents mettant la vie en danger, comme les crises cardiaques.
Le secrétaire d’État britannique à la Santé et aux soins sociaux, Steve Barclay a appelé le public à « faire preuve de bon sens », ajoutant que la grève intervenait au moment où le National Health Service (NHS) était « déjà confronté à une pression très importante ».
« C’est à ce moment-là que les syndicats ont choisi de mener une action syndicale et, ce faisant, refusent de travailler avec nous pour convenir d’exemptions nationales afin de couvrir tous les appels de catégorie 1 et 2, les appels d’urgence et ceux concernant des vies en danger », a-t-il déclaré à la BBC.
Christina McAnea, secrétaire générale d’Unison, le plus important syndicat de la fonction publique britannique, s’est dite « totalement choquée » par les commentaires de Steve Barclay, ajoutant que ce dernier connaissait les plans détaillés mis en place dans les régions locales.
« Ces accusations du SoS (secrétaire d’État) ne font que détourner l’attention des propres échecs du gouvernement et de son refus de résoudre ce conflit de manière constructive », a-t-elle déclaré.
Son homologue au syndicat Unite, Sharon Graham, a déclaré que tous les appels de catégorie 1 seraient traités, tandis que les appels de catégorie 2, qui comprennent des pathologies comme les accidents vasculaires cérébraux, seraient évalués par des travailleurs de la santé.
« Cette grève n’avait pas besoin de se produire », a-t-elle déclaré à la BBC. « Le gouvernement doit retourner à la table des négociations afin que nous puissions obtenir une augmentation de salaire correcte pour ces travailleurs et que tout le monde puisse retourner au travail. »
Le troisième syndicat, le GMB, a déclaré que les salaires dans les services de santé ont chuté de 17% en termes réels depuis 2010, alors que la demande d’ambulances a augmenté de 77% au cours de la même période.
Un organe indépendant chargé de réviser les salaires a accordé à plus d’un million de travailleurs du NHS une augmentation d’au moins 1.400 livres (1.598 euros) soit une hausse d’au moins 4% pour la plupart des ambulanciers, selon le gouvernement.
Les syndicats ont demandé une augmentation supérieure à l’inflation, qui s’est établie à 10,7% sur la base de la mesure des prix à la consommation en novembre.
La Confédération NHS, qui représente les organisations nationales de services de santé, estime que la grève met en danger la sécurité des patients.
« C’est le pire moment possible pour une action industrielle », a déclaré à ITV son directeur général, Matthew Taylor.
L’armée a été mise en attente pour aider à conduire et diriger les véhicules d’urgence, mais les militaires n’auront pas tous les pouvoirs dont disposent les ambulanciers pour intervenir ou effectuer des soins cliniques.
Autre mouvement social en Grande-Bretagne, le syndicat britannique Transport Salaried Staffs’ Association (TSSA) a également annoncé mercredi que les cheminots de trois opérateurs ferroviaires se mettront en grève du 26 au 29 décembre dans le cadre d’un conflit sur les salaires et la sécurité de l’emploi, perturbant les services dans le centre et le sud-ouest de l’Angleterre.
(Avec la contribution de Suban Soraia ; version française Dagmarah Mackos , édité par Kate Entringer)
[ad_2]
Source link