France/Retraites: Le gouvernement ferme sur les 64 ans malgré la forte mobilisation
01.02.2023 09:44
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© Reuters. Le ministre français du Travail, Olivier Dussopt, lors d’une conférence de presse pour présenter le plan du gouvernement sur la réforme des retraites, à Paris, en France. /Photo prise le 10 janvier 2023/Bertrand Guay/Pool via REUTERS
PARIS (Reuters) – Le gouvernement reste ferme mercredi sur son projet de porter l’âge de départ à la retraite à 64 ans, au lendemain de l »acte 2″ de la mobilisation contre la réforme des retraites, qui a réuni quelque 1,27 million de personnes dans la rue à travers le pays, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
La CGT, qui a qualifié la mobilisation d' »historique », a avancé de son côté le chiffre de 2,8 millions de manifestants à travers le pays.
Sur France 2, le ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion Olivier Dussopt a reconnu une forte mobilisation mais revendiqué le caractère nécessaire de la réforme et un besoin de pédagogie.
« La mobilisation est importante, ça doit nous amener à toujours continuer à expliquer, à essayer de convaincre », a-t-il dit.
Présenté le 10 janvier, le projet de réforme du gouvernement suit son cours et est arrivé lundi en commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, ouvrant une autre bataille politique avec l’opposition, la gauche et l’extrême droite étant opposées au projet.
« J’appelle le gouvernement et le Parlement à comprendre qu’on ne peut pas faire passer une réforme qui concerne le monde du travail contre le monde du travail », a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, interrogé sur RTL (ETR:), à l’attention du gouvernement.
« Entendez que cette mesure d’âge n’est pas du tout acceptée », a-t-il ajouté.
« Sur le point central de cette réforme, on ne tombera pas d’accord mais on peut continuer à l’enrichir ensemble », a affirmé de son côté le ministre de l’Action et des Comptes publics Gabriel Attal, sur France Inter.
« Nous sommes à l’heure des choix, le débat parlementaire a commencé, et on voit bien que l’alternative proposée par les oppositions c’est un augmentation massive des impôts pour payer les retraites », a-t-il ajouté.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui privilégie une hausse des cotisations sociales pour améliorer le système actuel, a dénoncé un langage trouble qui vise à avancer des hausses d’impôts pour « faire peur ».
Pour le dirigeant syndical, le gouvernement est responsable de la mobilisation en refusant de changer de cap et il a renouvelé ses appels à des grèves reconductibles.
« Le gouvernement minimise le mécontentement, il va falloir passer à la vitesse supérieure », a dit Philippe Martinez sur France Inter.
L’intersyndicale a appelé mardi à deux nouvelles journées de mobilisation nationale les mardi 7 et samedi 11 février.
(Avec Jean-Stéphane Brosse, rédigé par Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)
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