France/Essence: Le gouvernement hausse le ton, n’exclut pas des réquisitions
11.10.2022 14:52
[ad_1]
3/3
© Reuters. Manifestation du personnel de TotalEnergies et Esso ExxonMobil devant la raffinerie Esso à Fos-Sur-Mer. /Photo prise le 11 octobre 2022/REUTERS/Eric Gaillard
2/3
PARIS (Reuters) – Le gouvernement a appelé mardi à la levée des blocages de plusieurs raffineries et dépôts de carburant en France, appelant à la conclusion d’un accord rapidement chez TotalEnergies faute de quoi il pourrait procéder à des réquisitions.
« Le gouvernement appelle à ce que la totalité des blocages soit levée sans délai, sans quoi nous prendrions nos responsabilités, c’est-à-dire que nous pourrions être amenés à les lever », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, sur RTL (ETR:).
« Nous nous réservons la possibilité d’intervenir », en procédant par exemple « à des réquisitions si la situation devait l’exiger », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a précisé sur franceinfo que « le timing, il se chiffre plutôt en termes d’heures, à la limite de jours, que de semaines parce que ça n’a que trop duré ».
La CGT a vivement réagi à cette menace de réquisition, promettant dans ce cas « la guerre » au gouvernement.
« Si (le président Emmanuel) Macron veut une extension rapide (de la grève) aux autres secteurs, car je peux vous garantir que ce sera la guerre, et bien qu’il le fasse », a déclaré Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fédération professionnelle de de la CGT, qui représente des stations Esso et Total (EPA:), sur franceinfo.
La grève entamée fin septembre par les salariés de plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies, Exxon Mobil (NYSE:) et Esso pour réclamer des augmentations salariales perturbe depuis plusieurs jours l’approvisionnement des stations-services, avec des tensions sur la disponibilité de certains carburants.
Selon le dernier bilan communiqué lundi soir sur Twitter (NYSE:) par la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, « 29,4% des stations-service sont en difficulté ».
« Nous ne laisserons pas les blocages perdurer, c’est clair », a insisté le ministre délégué aux Transports Clément Beaune sur RMC, en soulignant qu' »il n’y a qu’une seule issue à la crise, c’est la fin du mouvement social ».
LA GRÈVE CONTINUE CHEZ EXXONMOBIL MALGRÉ L’ACCORD
Olivier Véran a signalé que chez Esso-ExxonMobil « le dialogue social a payé, un accord majoritaire a été trouvé entre les syndicats et le patronat et donc nous considérons qu’il n’y a plus aucune raison qu’il y ait le moindre blocage ».
La CGT a cependant indiqué qu’elle poursuivait la grève chez ExxonMobil, pour le 22e jour consécutif. « Les travailleurs sont toujours mobilisés pour leurs salaires malgré la signature de l’accord par la CFDT et la CFE/CGC », a fait savoir le syndicat sur Twitter.
Dans un communiqué envoyé lundi soir, la direction d’Esso avait annoncé cet accord avec les deux syndicats, représentant selon elle « la majorité » du personnel, qui prévoit une revalorisation salariale « de 6,5% en 2023 accompagnée d’une prime de partage de la valeur de 3.000€ et d’une « aide ponctuelle à la mobilité et aux transports en 2023 ».
TotalEnergies s’est de son côté dit prêt mardi à accepter les demandes salariales formulées par la CFDT, mais à condition que le blocage des dépôts de carburant imposé par la CGT soit au préalable levé.
Olivier Véran avait un peu plus tôt jugé « excessif » et « anormal » l’appel de la CGT de TotalEnergies à poursuivre ces blocages par une « grève préventive » alors que « le groupe a mis sur la table une négociation sur les salaires ».
« Il faut que la négociation démarre » et « il faut que dans les heures qui viennent un accord puisse être trouvé », a insisté Bruno Le Maire.
« Nos compatriotes (…) n’ont pas à être les victimes collatérales de difficultés sociales entre un syndicat, la CGT, et une entreprise privée, Total », a-t-il souligné en appelant les syndicats « à saisir la main tendue » et le groupe pétrolier à négocier « de bonne foi pour qu’il y ait les augmentations salariales auxquelles les salariés peuvent prétendre ».
Le gouvernement veut laisser une chance au dialogue social entre la CGT et la direction du groupe pétrolier français, mais « si on voit que c’est complètement bloqué (…) nous n’aurons pas d’autres moyens que de réquisitionner les moyens nécessaires pour libérer les dépôts et faire fonctionner les raffineries », a prévenu Bruno Le Maire.
(Rédigé par Myriam Rivet et Tangi Salaün, édité par Kate Entringer et Nicolas Delame)
[ad_2]
Source link