EUR/USD plonge face à l’aversion au risque, l’Euro est « inachetable » selon la SG
02.06.2022 11:11
Investing.com – Le retour de l’aversion au risque sur les marchés, et le rebond du Dollar ont largement affecté la paire EUR/USD hier, celle-ci étant passée d’un sommet journalier vers 1.0740 à un creux à 1.0627 en fin d’après-midi, et s’établissant vers 1.0655 ce jeudi matin.
Rappelons que la journée d’hier a notamment été marquée par un plongeon surprise des ventes au détails allemandes, qui ont reculé de 5.4% pour le mois de mai alors que le consensus s’attendait à une relative stabilité (-0.2%), ce qui avait pesé sur l’Euro.
Aujourd’hui, l’événement le plus susceptible d’influencer le cours de l’EUR/USD sera le rapport ADP (EPA:ADP) sur les créations d’emplois US dans le secteur privé, à 14h15.
D’un point de vue technique, la chute de la paire EUR/USD depuis hier remet en question le profil haussier à court terme de la paire de devises, avec notamment la cassure sous une ligne de tendance visible depuis le 12 mai.
Si la chute se poursuit ce jeudi, le creux d’hier à 1.0627, couplé au retracement de Fibonacci de 38.2% de la hausse du 13 au 30 mai à 1.0620 forment le premier support à prendre en compte, avant le seuil psychologique de 1.06. A la hausse, un retour au-dessus de 1.07 est nécessaire pour que l’Euro Dollar renoue avec un profil davantage haussier.
L’Euro « inachetable » actuellement selon la Société Générale
Enfin, en ce qui concerne les récentes notes de banques à propos de l’EUR/USD, on notera que les analystes de la Société Générale ont estimé hier que l’Euro est pour l’instant « inachetable » en raison de la guerre en Ukraine, bien que les perspectives à long terme restent haussières :
« Dans un monde d’après-guerre, l’EUR/USD est plus susceptible de s’échanger dans une fourchette de 1,10-35 que dans celle de 1,03-1,26 dans laquelle il se trouve depuis le début de 2015. Malgré cela, nous pensons que l’euro est pratiquement inachetable parce que les risques résiduels de la guerre sont si importants. L’EUR/USD pourrait chuter d’autant en quelques jours si les approvisionnements en gaz étaient coupés, qu’il augmenterait si la guerre restait dans l’impasse au bout de six mois. »