Deuxième exécution liée aux manifestations en Iran
12.12.2022 12:55
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© Reuters. Des femmes marchent dans une rue de Téhéran, Iran. /Photo prise le 6 décembre 2022/WANA/Majid Asgaripour
par Parisa Hafezi
DUBAÏ (Reuters) – L’Iran a procédé lundi à l’exécution en public d’un homme condamné pour avoir tué deux membres des forces de sécurité, rapporte Mizan, l’agence de l’autorité judiciaire iranienne.
Il s’agit de la deuxième exécution en moins d’une semaine liée aux manifestations qui secouent le pays depuis mi-septembre.
« Majid Reza Rahnavard a été pendu en public ce matin à Machhad (ville sainte chiite dans le nord-est du pays-NDLR) », rapporte lundi l’agence Mizan, en précisant qu’il avait été condamné à mort pour avoir mortellement poignardé deux membres des forces de sécurité.
Selon l’agence semi-officielle Fars, Majid Reza Rahnavard a tué deux miliciens basidji et en a blessé quatre autres.
La milice Basidj, force paramilitaire constituée de volontaires et qui dépend du corps d’élite des Gardiens de la révolution, est en première ligne dans la répression de la vague de contestation qui a émergé en Iran mi-septembre, dans le sillage de la mort de Mahsa Amini après son arrestation pour avoir porté un voile non réglementaire.
L’Iran a déjà exécuté un premier manifestant jeudi dernier – Mohsen Shekari, qui avait été condamné pour avoir blessé un paramilitaire et avoir bloqué la circulation dans une artère de Téhéran – suscitant une série de condamnations internationales.
Selon Amnesty International, au moins 21 personnes sont sous la menace d’une condamnation à mort dans le cadre de « simulacres de procès destinés à intimider les participants au soulèvement populaire qui secoue l’Iran ».
L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis fait quant à elle état de 488 morts – dont 68 mineurs – parmi les manifestants depuis le début du mouvement. Elle a également recensé 62 morts parmi les forces de sécurité et de 18.259 arrestations.
Les estimations de l’Onu s’établissent à plus de 300 morts tandis que les autorités iraniennes évoquent un bilan de 200 morts – en incluant les décès dans les rangs des forces de sécurité – depuis le début des manifestations, dont les autorités de Téhéran estiment qu’elles sont fomentées par les puissances étrangères.
(Rédigé par Parisa Hafezi, version française Myriam Rivet, édité par Kate Entringer)
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