Des pays de l’UE, dont la France, veulent intervenir dans l’affaire du génocide des Rohingyas
17.11.2023 12:26
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© Reuters. Siège de la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye, Pays-Bas. /Photo d’archives prise le 22 août 2023/REUTERS/Piroschka van de Wouw
PARIS (Reuters) – La France, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ont annoncé leur intention d’intervenir dans l’affaire du génocide présumé que les autorités birmanes auraient perpétré contre les Rohingyas, portée devant la plus haute juridiction des Nations unies à La Haye.
Les pays ont déposé une déclaration conjointe d’intervention auprès de la Cour internationale de justice (CIJ), citant leur « intérêt commun à la réalisation des fins supérieures de la convention », en référence à la convention de 1948 sur la prévention et la répression du génocide.
« Nous nous concentrons en particulier sur la violence à l’encontre des femmes et des enfants », a déclaré la responsable allemande des affaires étrangères, Tania von Uslar, dans un message publié sur la plateforme X.
Une enquête onusienne a conclu que la campagne militaire menée en 2017 en Birmanie, qui a déplacé 730.000 Rohingyas vers le Bangladesh voisin, avait comporté des « actes génocidaires ».
La Birmanie nie avoir commis un génocide et rejette les conclusions des Nations unies, les qualifiant de « partiales et erronées ». Les autorités affirment que la répression visait les rebelles Rohingyas responsables d’attaques.
La CIJ a rejeté les objections de la Birmanie à la procédure pour génocide en juillet l’année dernière, ouvrant ainsi la voie à des poursuites judiciaires.
Les Maldives ont également rejoint les pays intervenants « en raison de la profonde inquiétude que leur inspirent ‘les violations constantes des droits de l’homme et les agressions barbares perpétrées contre les musulmans rohingyas' ».
(Reportage Tassilo Hummel ; version française Dagmarah Mackos, édité par Kate Entringer)
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