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Clôture dans le désordre en Europe, Wall Street hésite

27.06.2022 20:00

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Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi. À Paris, le CAC 40, après avoir pris jusqu’à 1,37% en matinée, a fini en baisse de 0,43%. À Londres, le FTSE 100 a pris 0,69% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,52% mais Milan a a

(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi, les investisseurs semblant tiraillés entre la tentation de poursuivre le rebond entamé la semaine dernière et la prudence de mise avant les prochaines interventions publiques des grands banquiers centraux.

À Paris, le CAC 40, après avoir pris jusqu’à 1,37% en matinée, a fini en baisse de 0,43% (26,04 points) à 6.047,31 points. À Londres, le FTSE 100 a pris 0,69% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,52% mais Milan a abandonné 0,69%.

L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,16%, le FTSEurofirst 300 0,62% et le Stoxx 600 0,52%, après un passage dans le rouge.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait sans tendance claire: le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 progressaient d’environ 0,25% mais le Nasdaq Composite reculait de 0,1%.

Les hésitations du marché pétrolier, la remontée des rendements obligataires après leur chute de la semaine dernière et les incertitudes géopolitiques sur fond de sommet du G7 avant celui de l’Otan freinent l’appétit pour le risque qui a dominé la semaine dernière.

Dans ce contexte, plusieurs des principales capitalisations du secteur américain des hautes technologies, qui avaient emmené le rebond de la semaine dernière, subissent des prises de bénéfice, comme Microsoft (NASDAQ:MSFT), qui perd 0,65% ou Salesforce (-1,56%).

Les marchés pourraient rester hésitants au moins jusqu’à mercredi, dans l’attente des discours de Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, puis de Jerome Powell, son homologue de la Réserve fédérale, lors du Forum annuel de la BCE à Sintra, au Portugal.

« La question n’est pas seulement de savoir si l’inflation a atteint un pic, elle est aussi de savoir si sa décélération ne nécessitera pas une nouvelle intervention des banques centrales susceptibles de provoquer ou d’aggraver une récession », explique Craig Erlam, analyste senior d’Oanda.

VALEURS

En Europe, la plus forte hausse sectorielle du jour est pour le compartiment des matières premières, dont l’indice Stoxx a pris 1,83%, et la plus forte baisse pour les services aux collectivités (« utilities ») (-0,52%).

Le sidérurgiste ArcelorMittal (AS:MT) a gagné 2,58%, le géant minier Rio Tinto (LON:RIO) 1,45%.

La meilleure performance du Stoxx 600 est pour le groupe néerlandais Prosus, dont le cours a bondi de 15,72% après l’annonce d’un plan de rachats d’actions qu’il prévoit de financer par la vente de titres du chinois Tencent, dont il possède 28,9%.

Dans le rouge, EssilorLuxottica a cédé 2,22% après le décès de son président, Leonardo Del Vecchio. À Milan, Mediobanca (BIT:MDBI) et Generali (BIT:GASI), dont l’homme d’affaires italien était actionnaire, ont cédé respectivement 2,16% et 3,03%.

TAUX

Après deux séances de forte baisse, les rendements obligataires de la zone euro sont repartis à la hausse, l’inquiétude suscitée par l’inflation reprenant le dessus: celui du Bund allemand à dix ans, qui avait chuté de plus de 20 points de base la semaine dernière, en a regagné dix à 1,551%.

Sur le marché des bons du Trésor américain, le dix ans était en hausse de plus de six points de base au moment de la clôture européenne à 3,1865%, soutenu par les chiffres meilleurs qu’attendu des commandes de biens durables (+0,7% en mai) et des promesses de vente immobilières aux Etats-Unis (+0,7% également le mois dernier) publiés en début de journée.

CHANGES

Si les rendements des Treasuries remontent, le dollar, lui, continue de souffrir des interrogations sur l’inflation et les taux et reste orienté à la baisse face aux autres grandes devises (-0,41%).

L’euro s’apprécie de 0,45% face au billet vert à 1,0601.

PÉTROLE

Le marché pétrolier évolue en dents de scie, les investisseurs semblant pour l’instant incapables d’arbitrer entre les spéculations sur de possibles décisions du G7 visant à limiter la hausse des cours et le risque d’une dégradation de la demande.

Après plusieurs retournements de tendance depuis le début de la journée, le Brent gagne pour l’instant 1,66% à 115,00 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,75% à 109,50 dollars.

(Rédigé par Marc Angrand)

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