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Brésil: L’ancien juge Sergio Moro ne renonce pas à la présidence

02.04.2022 12:37

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L’ancien juge brésilien Sergio Moro (photo), rendu célèbre par l’opération anticorruption « Lava Jato » (Lavage express) qui a conduit à l’incarcération de l’ex-président Lula entre avril 2018 et novembre 2019, a dit vendredi ne pas avoir renoncé à

SAO PAULO (Reuters) – L’ancien juge brésilien Sergio Moro, rendu célèbre par l’opération anticorruption « Lava Jato » (Lavage express) qui a conduit à l’incarcération de l’ex-président Lula entre avril 2018 et novembre 2019, a dit vendredi ne pas avoir renoncé à briguer la présidence en octobre, après avoir annoncé la veille qu’il ne serait pas candidat pour le parti de droite Podemos.

« Je n’ai renoncé à rien », a déclaré lors d’une conférence de presse l’ex-magistrat, qui a rejoint la nouvelle formation conservatrice União Brasil.

Sergio Moro a ajouté qu’il continuerait à oeuvrer pour une alternative politique face aux « extrêmes » alors que l’élection présidentielle d’octobre s’annonce comme un duel fortement polarisé entre le président sortant d’extrême droite Jair Bolsonaro et l’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Sergio Moro n’a pas donné de détails sur ses projets, mais l’une des hypothèses serait de le voir briguer la présidence au nom d’une alliance rassemblant União Brasil et d’autres partis de droite. L’ex-magistrat pourrait aussi briguer un siège de sénateur dans l’Etat de Sao Paulo, le plus riche du Brésil.

Sergio Moro rassemble pour l’heure environ 8% des intentions de vote dans les enquêtes d’opinion et se place au troisième rang des candidats derrière Lula et Bolsonaro. S’il se retirait, ses électeurs basculeraient plutôt du côté de Bolsonaro et ne voteraient pas pour Lula, estiment les politologues.

Après avoir mené l’enquête « Lava Jato », Sergio Moro est devenu ministre de la Justice de Jair Bolsonaro, avant de rompre avec le chef de l’Etat qu’il accusait de protéger ses fils contre des investigations de la police fédérale pour corruption.

Dans un sondage de l’institut Datafolha publié la semaine dernière, Jair Bolsonaro était crédité d’environ 26% des intentions de vote contre 43% pour Lula.

(Reportage Anthony Boadle et Peter Siqueira; version française Jean-Stéphane Brosse)

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