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Borne appelle à l’apaisement, Berger demande toujours le retrait

07.04.2023 12:28

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© Reuters. La Première ministre française Élisabeth Borne et les représentants de l’intersyndicale posent avant les discussions à l’hôtel de Matignon à Paris le 5 avril 2023. Bertrand Guay/REUTERS

PARIS (Reuters) – Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a salué vendredi la volonté d' »apaisement » exprimée par la Première ministre Elisabeth Borne au lendemain d’une onzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, tout en réclamant à nouveau le retrait du projet.

Citée par Le Monde, la cheffe du gouvernement dit ne pas vouloir que les syndicats sortent « humiliés de cette séquence » et souhaite « respecter une période de convalescence » avant d’aborder d’autres sujets, se démarquant des propos rapportés d’Emmanuel Macron en Chine ciblant notamment la CFDT.

« Nous devons être extrêmement attentifs à ne pas brusquer les choses, il faut laisser reposer. Le pays a besoin d’apaisement », ajoute la Première ministre au Monde.

« Si on veut aller au bout de l’apaisement, il faut mettre de côté cette réforme », a répondu sur BFM Laurent Berger, tout en notant que « le message de ce matin est plus respectueux que celui qui nous était venu de Chine ».

« Les paroles peuvent être blessantes, elles peuvent être plus apaisantes comme ce matin mais le problème de fond, c’est la réforme des retraites », a souligné Laurent Berger.

Les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites le jeudi 13 avril, à la veille de la décision du Conseil constitutionnel sur le projet de loi, adopté sans vote à l’Assemblée nationale grâce au recours au 49.3 le mois dernier.

Laurent Berger s’est défendu de vouloir faire pression sur les « sages » de la rue de Montpensier. « On n’a pas à faire pression, on a à respecter l’opposition des salariés à cette réforme », a-t-il expliqué.

Dans les colonnes du Monde, Elisabeth Borne, priée par Emmanuel Macron de bâtir une majorité élargie, dit vouloir d’abord redonner « un cap » à la France.

« Avant d’aller chercher des alliés pour voter les textes, c’est important que l’on dise où l’on veut aller. Il faut redonner du sens et du souffle à l’action. Je ne suis pas simplement là pour administrer le pays », assure-t-elle.

Son entourage précise que la Première ministre verra en fin de semaine prochaine le président de la République pour « lui présenter sa feuille de route », et dément toute divergence avec Emmanuel Macron.

« Les choses sont très claires, le président de la République fixe le cap, je travaille à un programme de gouvernement et à un agenda législatif et on partage exactement les mêmes objectifs : apaiser le pays et apporter des réponses concrètes aux Français », a assuré Elisabeth Borne vendredi matin lors d’un déplacement dans l’Aveyron consacré à la santé.

A l’Elysée, on précise que « le président de la République coordonne avec la Première ministre ».

« Le cap a été donné par le président de la République lors de son interview du 13h00 sur F2 et TF1 (EPA:) [le 22 mars, ndlr]. Il a demandé à la Première ministre de recevoir les syndicats et de travailler sur une feuille de route pour les mois à venir. »

(Rédigé par Jean-Stéphane Brosse, avec la contribution d’Elizabeth Pineau et Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)

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