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Au moins quatre morts dans des bombardements russes sur Kharkiv

26.05.2022 17:20

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Vue sur la région de Kharkiv. Au moins quatre civils ont été tués et plusieurs autres blessés jeudi dans des bombardements russes sur Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine. /Photo prise le 21 mai 2022/REUTERS/Carlos Barria

(Bien lire « trois mois » au §6)

KHARKIV, Ukraine (Reuters) – Au moins quatre civils ont été tués et plusieurs autres blessés jeudi dans des bombardements russes sur Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, ont déclaré les autorités locales.

« Les occupants bombardent à nouveau la capitale régionale », a dit le gouverneur de la région, Oleh Synehoubov, sur la messagerie Telegram en exhortant les habitants à se rendre aux abris.

Deuxième ville d’Ukraine, Kharkiv a connu un calme relatif récemment à la faveur des gains enregistrés par l’armée ukrainienne, qui est parvenue à repousser les troupes russes des abords de la ville.

La municipalité a remis son métro en service mardi en demandant aux centaines d’habitants qui s’y étaient installés pour se protéger des bombardements russes d’évacuer les rames transformées en logements de fortune.

Beaucoup disent cependant avoir trop peur de retourner chez eux et une journaliste de Reuters sur place a dit avoir entendu des explosions jeudi alors que les forces russes maintiennent des positions dans des villages au nord de la capitale régionale.

Dans le quartier de Pavlove Pole, Maryna Karabierova, une habitante de 38 ans, a déclaré que les éclats des tirs d’artillerie s’étaient accentués récemment mais qu’ils faisaient partie du quotidien après trois mois de guerre.

Maryna Karabierova a fui vers la Pologne puis l’Allemagne après le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine le 24 février mais elle est finalement revenue à Kharkiv.

« C’est bruyant ici mais au moins c’est chez moi », a-t-elle dit, tandis que résonnait une nouvelle explosion. « Cela peut arriver n’importe quand, la nuit, le jour, c’est notre vie. »

(Bien lire « trois mois » au §6)

(Reportage Mari Saito à Kharkiv et Natalia Zinets à Kyiv, version française Bertrand Boucey)

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