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Airbus se concentre sur le SCAF, mais étudie ses options, selon son PDG

21.07.2022 08:19

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Airbus, en conflit avec Dassault Aviation au sujet de la prochaine étape du programme de système de combat aérien du futur (SCAF), réfléchit à d’autres options tout en s’efforçant de faire avancer le projet comme prévu, a déclaré le directeur g

par Tim Hepher

FARNBOROUGH, Angleterre (Reuters) – Airbus (EPA:AIR), en conflit avec Dassault Aviation au sujet de la prochaine étape du programme de système de combat aérien du futur (SCAF), réfléchit à d’autres options tout en s’efforçant de faire avancer le projet comme prévu, a déclaré le directeur général du groupe, Guillaume Faury.

Les constructeurs aéronautiques Dassault Aviation, Airbus et Indra sont impliqués dans le programme SCAF qui vise à remplacer les Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols à compter de 2040.

Les entreprises ont mené à bien la première phase de travail du programme, dite « phase 1A », mais des divergences concernant le partage des tâches lors de l’étape suivante, la construction d’un démonstrateur du futur avion de combat (la « phase 1B »), sont apparues.

Dassault Aviation a menacé de se retirer du projet et de mettre un oeuvre un plan B si aucun accord n’était trouvé avec Airbus, sans toutefois donner les détails de ce plan.

Guillaume Faury a souligné l’importance de s’en tenir aux propositions actuelles, lors d’une interview accordée à Reuters en marge du salon aéronautique de Farnborough, en Angleterre.

« Il y a le plan A, le SCAF. Il y a également d’autres options, nous y réfléchissons, mais nous travaillons au plan A », a-t-il déclaré.

« Nous voulons que cela se réalise. Je ne veux pas discuter du plan B. Cela compromettrait les chances de parvenir au plan A. »

Lors de l’annonce de ses résultats semestriels mercredi, Dassault a souligné qu’il avait été choisi comme maître d’oeuvre pour l’avion de combat principal ou futur avion de combat de nouvelle génération (NGF), Airbus étant nommé « partenaire principal ».

« La relation maître d’oeuvre/partenaire principal doit encore être clarifiée », a expliqué Dassault Aviation. « (Nous souhaitons) obtenir une déclaration claire d’acceptation de (notre) rôle de maître d’oeuvre par Airbus Defence and Space pour le NGF (en symétrie avec Eurodrone). »

Eric Trappier, le directeur général de Dassault Aviation, a fait part de son impatience face à cette impasse.

Guillaume Faury a déclaré qu’un accord entre les deux parties était « chaque jour plus proche », et a estimé qu’un tel accord pourrait même être trouvé « cette année ».

(version française Camille Raynaud)

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